Aux termes des soldes, les boutiques du centre-ville s’en sortent bien

publié le 04/08/2016
Source : Journal l'Union du 04/08/16

Depuis mardi, les soldes d’été ont pris fin. Le bilan qu’en dressent les boutiques du centre-ville n’est pas mauvais. Tout juste un peu moins bon que l’an dernier. 

On a bien travaillé. » « Ç a a bien marché. », La grande majorité des commerçants du centre-ville en conviennent : le bilan des soldes d’été, qui ont duré du 22 juin au mardi 2 août, reste largement positif. « Le démarrage était un peu timide. L’an dernier, dès 8 heures le 22 juin, il y avait foule. Pas cette année », remarque tout de même Vanessa dans sa boutique de prêt-à-porter située rue de la Marne. « Avec la crise, les clients se portent sur les articles aux prix les plus modestes », ajoute-t-elle. Néanmoins, les affaires ont bien marché par la suite, comme en témoigne la réorganisation des rayons. Les articles soldés qui composaient en juin la première moitié de son magasin sont désormais relégués dans un petit espace, dans l’arrière-boutique. Visiblement, il ne reste plus grand-chose.

Chez Pimkie, juste en face, Laure pointe un manque de trafic en centre-ville et une météo en demi-teinte en juillet mais elle tempère immédiatement : « je n’ai pas à me plaindre. Notamment grâce aux ventes privées et à notre clientèle d’habituées. »

Les boutiques indépendantes, toujours plus exposées

« Chez nous, le démarrage était excellent, c’est plutôt mi-juillet que les ventes ont chuté avec les grands départs en vacances, que l’arrivée des touristes n’a jamais compensé », observe Marjolaine chez Christine Laure, dans la Galerie de l’Hôtel de Ville. Chez elle aussi, les ventes privées comptent pour beaucoup dans les plus-values estivales.

Un avantage dont ne peuvent se prévaloir les boutiques indépendantes, comme celle de Christian Godard, dans la rue des Cordeliers. « Ce ne sont pas les soldes qui nous font vivre. On ne peut pas se permettre de faire autant de démarques que les franchisés. On se tient aux deux périodes de soldes annuelles parce qu’on doit rentrer dans nos frais. On a des charges à payer », explique-t-il. Chez lui, la période des soldes a rapporté autant que l’année dernière, ni plus ni moins. Et il n’y a pas spécialement de quoi se réjouir ni s’inquiéter.

Du côté de New Season, dans la rue Lochet, Fabrice Garcin, autre indépendant, aboutit au même constat que les autres : « Un tout petit peu moins de monde que l’an dernier. » Lui , pointe du doigt un autre problème structurel : la concurrence avec les zones d’activités commerciales de Croix-Dampierre, Mont-Héry ou Fagnière. « La moyenne de chiffre d’affaires qui reste au centre-ville est inférieure à la moyenne des villes françaises… On a moins de monde. On tente de répondre à ce phénomène avec le sourire, la qualité, et un rapport qualité/prix aussi juste que possible. »

Dans sa boutique de prêt-à-porter, il convient qu’il n’a pas reçu beaucoup de touristes, en revanche, dans sa boutique de décoration, Changement de décor, également situé rue Lochet, il a reçu des touristes russes et anglais. De quoi trouver du positif avec l’affluence provenant de la halte nautique et des hôtels.

Tout est donc affaire de nuance mais l’année 2016 ne restera pas dans les mémoires comme une mauvaise année pour les commerçants du centre-ville.

 

Article de Sylvain Falize

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