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Des idées, des échanges, et de l’inattendu…

publié le 14/03/2014
Source : Journal l'Hebdo du Vendredi

Ce mercredi, le Capitole en Champagne accueillait les électeurs et les quatre candidats aux municipales de Châlons, autour d’un débat public organisé par l’Hebdo du Vendredi. Ambiance…

C’était une première pour l’Hebdo. Et sans flagornerie, l’événement a clairement suscité l’intérêt. Peut-être parce qu’il prévoyait, contrairement à d’autres, des échanges libres entre les candidats, et des questions posées par le public. Plus de 400 personnes ont assisté à ce débat. De nombreux colistiers, évidemment, installés aux premiers rangs pour ne pas en perdre une miette, mais aussi des citoyens châlonnais de tous horizons. Jeunes, moins jeunes, parents, étudiants, commerçants, enseignants, bénévoles dans des associations, etc. Mention particulière pour les volontaires du service civique Unis-Cité, venus en force, tous vêtus de leurs sweets orange. Une belle touche de couleur dans la salle !
« Si nous avons tenu à organiser un débat entre les candidats, a introduit Tony Verbicaro, animateur de la soirée et rédacteur en chef du journal, c’est parce que nous estimons que c’est notre rôle. La presse, les médias, sont des spectateurs privilégiés de l’actualité d’un territoire. Nous tenons à proposer à nos lecteurs-électeurs une grille de lecture des projets des candidats. Un débat démocratique doit permettre au plus grand nombre de s’intéresser à la chose publique. Il en va de la citoyenneté. » Avant de remercier l’Ucia, les Vitrines de Châlons et toute l’équipe du Capitole pour leur aide précieuse, et de présenter les règles du jeu.
Quatre candidats installés en binômes, en suivant l’affichage électoral officiel (Rudy Namur / Benoist Apparu, Bernard Namura / Pascal Erre), un maître du temps – le journaliste Aymeric Henniaux -, quatre grandes thématiques de campagne, et une demande solennelle aux spectateurs : modérer leurs réactions vis à vis des propos tenus. Pour garantir le bon déroulement des échanges, en toute démocratie. On a tout de même eu droit à des éclats de rire, quelques protestations, parfois des applaudissements. Notamment lorsqu’un Châlonnais s’est étonné, au micro, d’apprendre de Pascal Erre que sa rue remportait le trophée des voiries délabrées. Ou quand ce dernier a maladroitement répondu à un électeur : « Vous savez, j’ai de tout sur ma liste. Ne vous inquiétez pas, je ne ferai pas venir un charter pour vous envoyer je ne sais où. » Egalement lorsque Benoist Apparu a qualifié la loi sur le non-cumul des mandats d’hypocrite. Ou encore lorsque Bernard Namura, poète dans l’âme, a judicieusement évoqué la notion de chevaliers citoyens pour lutter contre l’insécurité.

« Ton téléphone sonne... »

Plus de deux heures durant, les prétendants à la mairie ont présenté leurs projets pour l’emploi, l’attractivité, la cohésion sociale, l’aménagement du territoire, la sécurité, la fiscalité et la jeunesse. En abordant bien entendu des dossiers spécifiques à Châlons comme le centre-ville, Vatry, ou encore l’avenir du 1er RaMA. Engagement passionné pour leur ville ou désaccord sur les chiffres aidant, le ton, à certains moments, est monté. Mais la convivialité est toujours restée de mise. On s’appelle par les prénoms, on se tutoie, on se permet même quelques boutades et autres jeux de mots pour plaisanter. Le tout saupoudré de petits imprévus. « Ton téléphone sonne », a fait remarquer Rudy Namur à Benoist Apparu, en plein débat. « Oui je sais, c’est le directeur général de l’Anru qui doit m’apporter une bonne nouvelle pour Châlons, mais je le rappellerai », a d’emblée répondu ce dernier.
La dernière partie de cette rencontre était consacrée aux questions inattendues. Parmi elles : « Si vous êtes élu maire, quelle personnalité inviterez-vous pour inaugurer la prochaine foire de Châlons ? ». Pour Rudy Namur, « ce n’est pas la personnalité qui fait le succès de la foire. » Bernard Namura, lui, laisserait le soin à Bruno Forget de choisir, tandis que Benoist Apparu a pensé à Xavier Beulin, le président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA). Sans grande surprise, Pascal Erre a nommé Marine Le Pen.
Enfin, chaque candidat a été invité à poser une question de son choix, au candidat de son choix. Pascal Erre a demandé à Rudy Namur s’il accepterait de faire partie de son futur conseil municipal. Invitation poliment déclinée. Bernard Namura a proposé aux trois autres candidats qu’une commission étudie leurs projets respectifs. Accordé, à l’unanimité. Benoist Apparu, lui, n’avait pas de question particulière à poser à ses concurrents.

Sonia Legendre
 

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