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François Levy à boulets rouges contre la municipalité

publié le 28/05/2013

Le comité stratégique pour le rayonnement du cœur de ville mis en place par la municipalité en a pris plein son grade hier lors de l'assemblée générale de l'Union commerciale, avec François Levy, un coprésident déchaîné. Les élus se sont offusqués.

François Levy : « Avec quels budgets se feront les projets les plus compliqués ? »


« Tous les clichés, tous les discours rabâchés, tous les principes éculés, toutes les solutions usées se sont confortablement installés parmi les plus de cinquante participants aux dizaines de réunions qui se sont tenues ».
Des propos signés hier en fin de matinée par François Levy, coprésident de l'union commerciale dont c'était l'heure de l'assemblée générale. Une assemblée générale qui se voulait conviviale en fêtant le départ d'Alain Guinoiseau, manager des Vitrines de Châlons et de Marianne Brady, comptable de l'UCIA. Mais avant de lever le verre à leur retraite, François Levy avait décidé de s'en prendre au comité stratégique pour le rayonnement du cœur de ville et l'attractivité des commerces châlonnais.
Comité stratégique ? Il s'agit d'une initiative du maire pour essayer d'endiguer la fermeture des commerces du centre. Le coprésident se désespère.
Trop de dépenses pour rien ?
Ce rapport, qui sera présenté vendredi, est, à ses yeux, vide : « J'ai reçu samedi dernier le projet de la remise des conclusions de ce comité stratégique. Dans les 16 pages de ce rapport, j'ai désespérément cherché une idée neuve, un projet audacieux qui pourrait allumer chez les commerçants et chez les consommateurs châlonnais une lueur d'espoir. Mais rien ou presque : la continuité d'actions que nous menons depuis des années, des vœux pieux, revus et corrigés avec des formules à la mode sur la communication, la rénovation urbaine, le sens de circulation, le stationnement ».
Et le responsable de donner un exemple raconté par Jean Claude Alagapin, patron du magasin Simply : « Tout le monde a constaté le circuit aberrant qu'il faut suivre pour sortir du parking souterrain de la GHV. Avec un minimum de bon sens, un pot de 5 litres de peinture et quelques heures de main-d'œuvre, on peut redessiner un itinéraire logique et simple. Cinq minutes pour constater, 10 minutes pour trouver la solution, quelques heures pour la mettre en œuvre. Pourquoi ce n'est pas fait ? Pourquoi faut-il réunir X fois la commission circulation ? Autre curiosité. Je n'ai pas trouvé une ligne, pas un mot sur ce serpent de mer qu'est le projet du site de la Haute-Mère dieu (N.D.L.R. : y a t-il du reste un projet à l'heure actuelle ?). Mais pour les projets plus compliqués, comme la communication, la rénovation urbaine, le stationnement, la commercialisation des cellules, ça se fera avec quel budget ? ».
Non à la taxe sur les enseignes
François Levy interroge : « Quel a été le montant des subventions de la ville pour les Vitrines de Châlons au cours des trois dernières années ? Entre 10 et 15 000 euros par an en 2010 et 2011 et zéro en 2012, des sommes ridicules. En parallèle, quel montant de taxes et d'impôts verse chaque année l'ensemble de commerçants et artisans Châlonnais à la ville ? Que deviennent-ils ? A quoi ont servi les centaines de milliers d'euros dépensés sans aucun contrôle par la cellule économique de la ville, plus celle de la CAC (et je pourrais rajouter celle du département, de la région) pour des opérations sans lendemain ? Où sont les créations d'entreprises et d'emplois correspondant à ces gesticulations, à ces audits répétés demandés à des cabinets dont le nom prestigieux n'a d'égal que la vacuité de leur rapport pourtant volumineux, à ces participations inutiles à des congrès et des salons sans visiteurs qui servent juste à flatter l'ego de quelques-uns, et qui utilisent sans difficulté un argent qu'ils n'ont pas eu trop de mal à gagner ».
François Levy estime « insupportable l'inépuisable imagination de nos élus pour créer de nouvelles taxes comme la TLPE (N.D.L.R. : taxe locale sur les enseignes et les publicités extérieures), cette taxe imbécile et anti-commerciale, sans oublier le mépris exprimé par l'ensemble des maires de l'agglomération qui n'ont pas daigné répondre au courrier commun que la CCI, le Médef et notre UCIA leur avaient adressé en demandant sa non-application ».
Promis juré, le coprésident se défend de faire « du poujadisme à deux balles ». Il se veut simplement le porte-parole de ces commerçants du centre qui, martèle-t-il, vivent au quotidien une situation délicate, « pratiquement sans broncher. Jusqu'au jour ou dans la joyeuse rubrique « Tribunaux de commerce » du journal d'annonces légales Matot Braine on verra le nom de leur enseigne pour la dernière fois. Circulez, il n'y a rien à voir ! ».


Par L'union-L'Ardennais

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