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La fièvre du lundi soir en mairie

publié le 18/02/2015
Source : Article du journal L'Union

Reçus à l’occasion d’une réunion sur la Cotisation foncière des entreprises (CFE), certains professionnels, dégoûtés et remontés, ont claqué la porte au bout de dix minutes. Explosif.

Du grand n’importe quoi.
C’est de manière très brute, le sentiment distillé par les commerçants, artisans et chefs d’entreprise qui ont assisté lundi soir en mairie, à une réunion d’information sur la Cotisation foncière des entreprises (CFE), l’une des deux composantes de la Contribution économique territoriale (CET) remplaçant la Taxe professionnelle (TP). Chez certains, l’impôt a fait un bond considérable : +350 % pour Olivier Aubry, de Vifacio, qui se serait bien passé d’un tel record (voir l’union du 6 février). Tous désiraient des explications. Après une réunion animée par Bruno Bourg-Broc, président de la CAC en décembre dernier, les intéressés ont eu, une fois encore, l’étrange impression de se faire rouler dans la farine.

Échanges virils
Aussi, après bien des palabres et autres vicissitudes calendaires, c’est lundi soir que les professionnels étaient conviés à cette réunion, commerçants invités, presse… évitée. Tous Charlie à l’agglo, mais à géométrie variable. Sur place, des policiers municipaux, les Renseignements généraux, ne manquait que le… GIGN. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la rencontre a très vite tourné au vinaigre. « Nous n’avons pas eu le début du commencement d’un message de compréhension et d’estime », témoigne François Lévy, coprésident de l’Union commerciale industrielle et artisanale (UCIA) de Châlons, remonté comme une horloge comtoise. Et de poursuivre : « Selon Bruno Bourg-Broc, tout va bien puisque certains ont vu leur CFE baisser. »
Brouhaha dans la salle : certains ont même enregistré les échanges, on ne sait jamais… Mais c’est le ton employé par la papesse de la fiscalité qui a fait sortir les professionnels de leurs gonds, certains ont claqué la porte au bout d’une dizaine de minutes.
Dont le coiffeur visagiste Ludovic Zaluski. « On nous avait promis des solutions, nous avons eu droit à un exposé, nous avons été pris pour des abrutis », peste l’artisan, soulignant au passage l’absence remarquée des Chambres de commerce et des métiers, et d’élus municipaux. : « Y a-t-il un problème de dialogue entre la CAC et la Ville ? » Denis Hanrot, prothésiste dentaire, n’a assisté qu’à quelques instants du cours magistral et évoque… du mépris.

La saga CFE se poursuit
Quelques-uns en étaient à regretter d’avoir fait le déplacement. L’intervention du docteur ès fiscalité, mandaté par la communauté d’agglomération, a laissé un souvenir plus qu’amer à Ludovic Vachet, boucher du centre-ville : « On nous l’a présentée comme une spécialiste, mais elle a vite dérapé. Hautaine et méprisante, elle nous a pris pour des ploucs de province, pour des moins que rien. J’espère que ma CFE a contribué à payer sa nuit à l’hôtel d’Angleterre et son taxi. » Furieux, des commerçants précisent que tout se réglera dans les urnes. Ils se donnent également le droit d’investir le prochain conseil communautaire de vendredi à 18 heures. D’ici à ce que la police soit mobilisée…

DAVID ZANGA

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