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Une étude pour repenser le coeur de Châlons

publié le 13/03/2015
Source : Article du journal l'Hebdo du Vendredi

La municipalité et les acteurs économiques locaux envisagent de lancer, fin avril, une vaste étude urbaine sur le centre-ville de Châlons. Objectif : analyser dans leur globalité toutes les problématiques actuelles, pour élaborer sur le long terme un plan d'actions plus cohérent.

Châlons n'est pas Las Vegas, cela n'aura échappé à personne. Pour autant, les acteurs locaux ont la ferme intention de redonner, ensemble, une nouvelle dynamique à son centre-ville. Evidemment, ce discours ne date pas d'hier. En octobre 2013 déjà, un comité stratégique pour le rayonnement du centre-ville voyait le jour. Depuis, plusieurs actions ont fleuri aux quatre coins de Châlons : des stationnements « arrêt minute » supplémentaires, l'animation commerciale autour du Brésil, une nouvelle signalétique, des visuels colorés pour égayer les boutiques vides, etc. Mais force est de constater qu'il reste encore du travail pour rendre leurs lettres de noblesse aux coins les plus tristounets. On pense notamment à la rue de Marne, désespérément calme.
Comme promis lors de sa campagne électorale, Benoist Apparu, le député-maire, souhaite repenser le centre dans sa globalité. Du stationnement à la circulation, en passant par les loyers des cellules commerciales, le logement, la politique d'animation, le tourisme, le commerce, les transports en commun, l'aménagement urbain, etc. Prochaine étape : la réalisation d'une étude sur l'ensemble de ces thématiques, confiée à des entreprises expertes en la matière. « Nous rédigeons actuellement le cahier des charges, précise Ludovic Chassignieux, adjoint au maire en charge du commerce et de l'attractivité du centre-ville. Puis nous lancerons l'appel d'offres, et le marché devrait être attribué d'ici fin avril. On attend de cette étude une synthèse globale, transversale à toutes les thématiques du centre. Prenez la place Monseigneur Tissier, par exemple. Il existe une multitude de questions à se poser avant d'envisager sa reconfiguration. Comment valoriser davantage Notre-Dame-en-Vaux ? Doit-on déplacer les arrêts de bus situés juste devant ? Faut-il conserver le système de rond-point ? Comment rendre plus accessibles les commerces ? Tout est lié, et tout doit être pensé. »
Si le coût de cette étude n'est pas encore évalué, la municipalité compte d'ores et déjà sur ses partenaires économiques pour la financer. La Communauté d'agglomération, les Chambres de commerce et d'industrie (CCI), de métiers et de l'artisanat (CMA), l'Union commerciale industrielle et artisanale (UCIA), et même la Caisse des dépôts et consignations (CDC). « Au-delà des aspects financier et technique, cette étude vise à fédérer les différents acteurs. Quand on parle de centre-ville, on associe évidemment les commerçants, les artisans, les entrepreneurs, etc. Notre problématique principale reste celle des loyers commerciaux, souvent excessifs. Les propriétaires n'ont pas de porte-parole attitré. D'où la nécessité de créer des échanges réguliers sur le terrain. » Il était pourtant question, parmi les suggestions du fameux comité, de faire valoir le droit de préemption commercial urbain. Ce qui, dans les faits, s'avère plus compliqué qu'il n'y paraît. « D'abord parce que nous n'avons pas pléthore de projets commerciaux sur Châlons lorsqu'un magasin ferme ses portes, ensuite parce qu'il nous coûterait très cher de racheter nous-mêmes certains locaux. Et on ne peut décemment pas imposer aux contribuables de payer, via les impôts locaux, des loyers qu'on estime trop élevés. Ceci étant, à chaque fois qu'un commerce est cédé, nous avons un échange en amont avec le repreneur. »

Une charte Ville-UCIA pour booster le commerce


Les résultats de ladite étude devraient être dévoilés dans six ou huit mois. D'ici là, bon nombre d'actions pourront tout de même être lancées pour booster le coeur de Châlons. A commencer par la charte qu'élaborent actuellement la Ville de Châlons et l'UCIA. « Elle sera signée d'ici un mois environ, poursuit Ludovic Chassignieux. L'objectif, c'est de fixer les règles du jeu et des actions communes, pour que tout le monde y trouve son compte. La municipalité s'engage à développer d'autres animations en centre-ville, et parallèlement, les commerçants s'engagent à ouvrir le temps de midi par exemple. » Le directeur de l'UCIA, Bruno Forget, voit lui aussi cette démarche d'un très bon oeil. « Cette charte, c'est du gagnant-gagnant, explique-t-il. On met en place une méthode de bon fonctionnement dans l'intérêt des commerces et du développement de notre ville, en essayant de trouver des points de convergence. L'ouverture des boutiques sur des créneaux supplémentaires implique aussi une bonne gestion du stationnement payant par exemple. Chacun apporte sa propre valeur ajoutée pour faire revenir les consommateurs en centre-ville. » Et c'est heureux ! Note pour plus tard : penser à communiquer haut et fort sur cette charte et les changements qui l'accompagneront.

Sonia Legendre

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